Assemblée francophone des retraité(e)s et ainé(e)s de la Colombie-Britannique

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Mise à jour de la ministre des Aînés, Deb Schulte

Les aînés de tout le pays souhaitent continuer à vivre chez eux le plus longtemps possible, en toute sécurité et sans danger de blessure.

Le gouvernement du Canada a récemment annoncé le nouveau programme Défi « Vieillir chez soi », dirigé par le Conseil national de recherches. Il s’associera à des organismes de recherche privés, publics, universitaires et autres ayant les mêmes objectifs, au Canada et à l’étranger, afin de réaliser des percées qui aideront les aînés et leurs proches aidants à vivre en sécurité, en santé et en société tout en restant chez eux et dans la communauté de leur choix.

La présidente de l’AFRACB, Johanne Dumas, était au micro de Radio-Canada cette semaine afin de réagit au rapport sur l'état des services aux aînés. Selom ce dernier, les personnes âgées de la province sont plutôt en bonne santé et la majorité (94 %) continue de vivre de façon autonome dans leur propre maison.

Elle a mentionné trouver cette statistique surprenante. « Je trouve cela pas mal génial qu’on ne soit pas une population qui décline en matière d’indépendance. » 

Johanne Dumas en a profité pour parler des différents programmes de l’AFRACB mis en place pour briser l’isolement des personnes aînés. « On distribue des tablettes et on propose des activités en ligne tous les jeudis, par le biais de la plateforme ConnectAînés », a-t-elle mentionné.

Cliquez ici pour écouter l’entrevue.

LE MOUVEMENT
ZÉRO DÉCHET

MODE D'EMPLOI
                VERS UN VOYAGE INSPIRANT

ZÉRO

DÉCHET

Quelle rencontre que celle qu’ont vécue les participants du ConnectAînés du 14 janvier dernier, présenté par Lyne Chartier, directrice générale de l’Association des francophones des Kootenays Ouest (AFKO) et auteure du blogue Slimmer waste. Avec des exemples concrets et beaucoup d’humour, Lyne Chartier a su expliquer sa vision des 5R : Refuser, Réduire, Réutiliser, Recycler et Rendre à la terre.
 


« Le Zéro déchet ne veut pas dire de mettre tous ses déchets de la dernière année dans un petit pot », d’entrée de jeu a lancé la principale intéressée. Pour elle, il s’agit plutôt d’un mode de vie qui s’acquiert petit à petit. « C’est comme un long et inspirant voyage. »

Ce voyage, dit-elle, commence par refuser d’acheter des produits ou même par ne pas accepter des cadeaux que l’on se fait offrir et dont on pourrait se passer. « Avez-vous vraiment besoin de la brosse à dents que vous donne votre dentiste? » Lyne Chartier rappelle qu’il était autrefois impoli de refuser un cadeau. « Or, il faut y aller graduellement et expliquer à nos proches ce qu’on ne veut pas recevoir. Découvrez plutôt le bonheur de recevoir des expériences humaines, comme passer du temps ensemble. »

Où commencer?

Selon les dires de Lyne Chartier, une certaine prise de conscience peut s’effectuer par l’observation, en sachant qu’au Canada, plus du tiers des produits vendus sont contenus dans des emballages à usage unique. « Qu’est-ce que continent notre poubelle, le frigo, le bac de recyclage, la cuisine, la salle de bain? On peut observer sans juger et se demander si tous ces contenants de plastique sont nécessaires. »

Puis, il faut se préparer à changer ses habitudes. Par exemple, si l’on choisit de faire ses achats en vrac, il faut d’abord connaître ses ressources locales et prévoir d’amener ses contenants.

Par ailleurs, Lyne Chartier mentionne que certaines habitudes ancrées dans la culture de la consommation sont parfois sournoises. « Après une dure journée, on peut décider de sa gâter et de s’acheter un petit quelque chose dont on n’a pas vraiment besoin. Quand on y pense, ce dont on besoin, c’est de prendre une marche avec un ami, de boire un thé au soleil, de jaser avec nos proches », donne-t-elle en exemple. Pour elle, nos sociétés modernes ont été programmées pour penser qu’acheter nous procure du bonheur. Cette façon de concevoir la consommation peut aussi être appliquée à la nourriture. « Au Canada, un sac d’épicerie sur 4 est gaspillé », rappelle-t-elle.

Les aînés à la rescousse

Une autre façon de contribuer au mouvement Zéro déchet est de réutiliser ses objets, notamment en les réparant. « Dans certaines villes, l’apparition de Repair Café tenus par des aînés capables de réparer des objets montre l’exemple aux jeunes », avance Lyne Chartier. Comme elle l’explique, nos ancêtres réparaient tout et donnaient souvent une deuxième vie à leurs objets brisés. « Au lieu d’acheter un ordinateur neuf à bon marché, vous pouvez vous en procurer un usagé mais de bien meilleure qualité et au même prix », suggère-t-elle.

Sur ce sujet, la directrice générale de l’AFKO donne d’autres exemples, comme l’échange de vêtements aves des amis, mais surtout, acheter des vêtements de meilleure qualité qui dureront longtemps. « La mode est la 2e industrie la plus polluante au monde, derrière l’industrie pétrolière. Plus du tiers des microplastiques contenus dans l’océan proviennent des textiles synthétiques. »

Faites partie de la solution 

Il n’y a pas de recette miracle pour aider la planète, il suffit que chacun fasse sa part. « Recycler correctement en nettoyant les contenants et en évitant de mettre au bac des produits dangereux comme du verre brisé. Les piles, elles, seront reprises par la pharmacie qui en disposera de façon sécuritaire. Les lunettes peuvent être données à l’optométriste qui les redistribuera », énumère Lyne Chartier. Surtout, informez-vous et joignez des groupes d’intérêts qui vous inspireront et vous guideront dans votre cheminement.

En terminant, Lyne Chartier y va d’un conseil aux aînés. « À vos petits-enfants, donnez de votre temps et de vos talents en cadeau, cela vaut beaucoup plus qu’un objet anodin qui se brisera entre leurs mains. À vos enfants, offrez du temps passé ensemble, comme un abonnement conjoint à une salle de sport pour s’y mettre en forme. Cela n’a pas de prix! »

En d’autres termes, soyez inspirants pour vos proches et les générations plus jeunes, et inspirez par l’exemple!

Vancouver Island Wildlife book cover 1

 Le 26 novembre dernier, l’AFRACB a proposé sur la plateforme ConnectAînés une rencontre avec la photographe de la nature Catherine Babault, à l’occasion de la publication de son premier livre, Vancouver Island Wildlife, A Photo Journey.

Comme elle l’a expliqué à la dizaine de participants réunis sur Zoom, l’idée du livre lui est apparue en 2019, car elle souhaitait montrer la diversité des espèces de l’Île de Vancouver. « Certaines sont menacées et d’autres en voie d’extinction, comme la marmotte de l’Île de Vancouver », s’est-elle désolée. Elle a d’ailleurs pu en prendre quelques-unes en photos. « Il n’en reste qu’environ 40 sur l’Île. »

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En présentant ses superbes photos, elle a raconté comment elle s’y est prise. Sur l’une d’elles, on peut voir une mouette qui vole un hareng dire

ctement de la bouche d’un lion de mer. Cette photo lui a d’ailleurs valu deux prix de photos au Canada. « Je dois faire beaucoup de recherche avant de prendre les photos, notamment pour connaître le comportement des différentes espèces. Catherine Babault donne en exemple le wapiti. « Il faut savoir où ils vont, connaître leurs traces de pas, leurs excréments, etc. » Elle affirme ne pas avoir eu beaucoup de chances au début de sa quête pour les prendre en photo.  « Les wapitis sont très intelligents et savent où ils sont chassés. Alors ils essayent d’éviter certains lieux. » Heureusement, elle a découvert une harde qui présente un mâle, des femelles et des petits, qu’elle a pu croquer.

Au fil de la présentation, les participants ont pu en apprendre sur le comportement des loutres, des wapitis, des ours noirs, des crapauds de l’ouest, ainsi que sur plusieurs espèces d’oiseaux. Catherine Babault photographie aussi la végétation. Son livre présente de superbes images de fleurs, de plantes et d’arbres, et aussi des paysages à couper le souffle.

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« J’aime passer du temps dans la nature et observer. Nous avons la chance de vivre dans un endroit unique. Il suffit de lever les yeux pour voir une pigalle à tête blanche ou regarder l’horizon de l’océan pour voir des lions de mer », s’est-elle réjouie. Elle a terminé en disant espérer que sa présentation aspirera les gens à protéger notre environnement.

Trois exemplaires de son livre ont été remis au hasard parmi les participants.

Visitez le site https://www.catherinebabault.com/book/vancouver-island-wildlife-a-photo-journey pour vous procurer un exemplaire.