Assemblée francophone des retraité(e)s et ainé(e)s de la Colombie-Britannique

La voix des francophones de 50 ans et plus

METTRE FIN AU

FLÉAU DE L'ÂGISME

En février dernier, l’AFRACB a convié les acteurs et actrices de la communauté francophone de la C.-B. à un atelier de sensibilisation sur l’âgisme.

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LE MOUVEMENT ZÉRO DÉCHET

« Le Zéro déchet ne veut pas dire de mettre tous ses déchets de la dernière année dans un petit pot », d’entrée de jeu a lancé la principale intéressée.

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C’est le 29 mai dernier que c’est déroulé l’Assemblée générale annuelle de l’AFRACB, sous le thème L’AFRACB s’active!

L’occasion fut belle pour le directeur général, Stéphane Lapierre, de présenter les nombreuses réalisations de l’organisme porte-parole des francophones et francophiles de 50 ans et plus en Colombie-Britannique.

CONSULTEZ LE RAPPORT ANNUEL

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La présidente, Joanne Dumas, en a profité pour remercier Louis-Normand Hébert, Manon Desjarlais et Margo Landry-Anderson pour leur engagement sur le Conseil d’administration au cours des dernières années. Merci!

Au terme de la rencontre, un Conseil d’administration tout nouveau tout beau a été activé! Celui-ci met en lumière la présence de personnes provenant d’une multitude d’horizons. Leur riche expérience saura assurément contribuer à dynamiser l’AFRACB pour les prochains mois.

À noter que plusieurs dossiers d’importance occuperont toute l’équipe de l’AFRACB, notamment la mise en route d’une réflexion stratégique sur son rôle et sa mission au sein de la communauté francophone de notre province.

Attendez-vous à plusieurs nouveautés!

 

Composition du CA

Joanne Dumas (Tri-Cities) - Présidence

Pauline Gobeil (Saanich) - Vice-présidence

Thérèse Guillemette (Duncan) - Secrétariat

Margo Mercier (Kamloops) - Trésoreri

Renée Trépanier ( Prince George )

Carine Bocabeille-McEwen (Vancouver)

Pierre Soucy (Vancouver)

Aline Jobin-Fowlow (Victoria)

Ansou Sagna (Coquitlam)

METTRE FIN AU FLÉAU DE L'ÂGISME

 

ÂGISME 

ORDINAIRE

En février dernier, l’AFRACB a convié les acteurs et actrices de la communauté francophone de la C.-B. à un atelier de sensibilisation sur l’âgisme. Ce phénomène social, par lequel des personnes sont discriminées en raison de leur âge, s’apparente au sexisme et au racisme. Et malheureusement, l’âgisme est appelé à prendre de l’ampleur, notamment à cause du vieillissement de la population. Tour d’horizon. 
 

L’animation de cet atelier de sensibilisation a été confiée à Jessica Dupuis, intervenante psychosociale spécialisée en psycho-gérontologie et aujourd’hui à l’emploi de la Fédération des aînées et aînés francophones du Canada (FAAFC). Celle-ci a d’emblée qualifié l’âgisme de phénomène ordinaire, parce qu’il est profondément inscrit dans les codes sociaux. « Nos perceptions à concevoir et vivre le vieillissement sont très péjoratives et discriminatoires, et ce, sans même nous en rendre compte. » Selon elle, nous sommes constamment bombardés par une image négative du vieillissement. « Les compagnies pharmaceutiques misent sur notre peur de vieillir, et la commercialisation de leurs produits mettent de l’avant des stéréotypes de beauté, tant pour les femmes que pour les hommes. » 

La pandémie, vecteur d’ostracisation des ainés 

Avez-vous déjà remarqué le langage utilisé pour décrire les aînés depuis le début de la pandémie? Jessica Dupuis s’en offusque et relève la charge qualificative qui se cache derrière des termes en apparence banals. « Les médias et les gouvernements parlent de Nos aînés qu’il faut protéger, comme si cette tranche de la population leur appartenait, et qu’il fallait défendre ces petits êtres vulnérables. » La pandémie a également permis de mettre en lumière l’infantilisation dont sont victimes les aînés. « Ma belle Madame Jodoin, il faut changer votre couche! » Pour Jessica Dupuis, cette façon d’adresser une condition physique est lourde de sens et humiliante. « Il faut éduquer le personnel du réseau de la santé aux impacts des termes utilisés. Ce n’est pas une couche d’incontinence, mais plutôt une culotte d’aisance. »

La travailleuse sociale va encore plus loin, insinuant que ce langage est souvent le premier pas vers la maltraitance chronique dont souffrent plusieurs aînés en résidence. « Le fait de vivre dans un établissement où l’on a besoin de soins quotidiens, dans une situation de vulnérabilité de surcroit, met la table pour la création d’un rapport de forces inégales entre individus. On verra souvent le développement d’une prise de pouvoir malsaine sur la personne aînés », déplore-t-elle.
Le même phénomène s’applique en milieu de travail, où l’on décrit les aînés comme incapables de s’adapter aux nouvelles technologies. Pire encore, les aînés n’auront souvent pas droit à la formation continue en entreprise sous prétexte qu’ils ne peuvent plus apprendre. Ils sont aussi envoyés à la retraite très tôt, car on ne reconnait pas leur expertise et leur potentiel.

Les aînés à travers le miroir tordu des médias

Faisant souvent la promotion d'un vieillissement négatif et polarisé, les aînés sont représentés de façon dégradante dans les médias : isolés, vulnérables, fragiles, maltraités, arnaqués. « On y alimente aussi le culte de la jeunesse éternelle, insiste Jessica Dupuis. Il y a un grand marché pour les crèmes anti-âge et tous les produits qui préviennent le vieillissement. » Il en résulte un message sans équivoque : vieillir c’est mal, et il faut rester jeune pour demeurer pertinent dans notre société.

Cette distorsion de la réalité est d’autant plus étrange que le fait de vieillir est un phénomène tout à fait normal et inévitable, qui touche tous les êtres humains. « La seule différence, c'est qu’on vit notre vieillissement de façon différente en raison de nos modes de vie, de notre personnalité et de notre hérédité », martèle l’experte.

Par ailleurs, les gouvernements aussi décrivent en termes négatifs le vieillissement. Selon eux, les aînés ne sont rien de moins qu’un fardeau économique, une catastrophe pour notre société, « un tsunami gris ». Or, d'ici 2060, la moitié de la population du Canada aura plus de 50 ans. Selon Jessica Dupuis, la catastrophe annoncée est ailleurs. « C’est la réponse des gouvernements et des entreprises à ce renouveau démographique qui est la pire des choses : la création de tours à logements où on ne retrouve que des aînés et où tous les services sont offerts sous un même toit, de la coiffeuse à la pharmacie, de manière que les aînés ne soient jamais à la vue de la population active. »


OK Boomer : tous les aînés dans le même panier 

En 2020, les générations plus jeunes ont affublé les aînés d’un quolibet condescendant : Ok Boomer, qui s’est transmis comme une trainée de poudre dans les médias. L’expression est utilisée pour fermer le clapet d’une partie de la population des aînés qui s’affiche, soit réfractaire aux changements, soit mal éduquée vis-à-vis des enjeux sociaux. « C’est dommage, car cette expression dépeint maintenant tous les aînés, alors que la plupart font état d’une belle ouverture d’esprit face aux jeunes et à leurs revendications », insiste Jessica Dupuis.

Tout récemment, aux États-Unis et dans le monde, des communautés entières se sont mobilisées avec raison pour combattre le racisme. « Or, qui ira dans les rues avec des pancartes pour dénoncer les conditions de vie des aînés? On se scandalise du racisme, on se scandalise du sexisme, mais pas de l’âgisme, celui-ci est encore toléré dans notre société. » Par ailleurs, il apparait encore injuste de présenter les aînés comme des revanchards, triste et déprimés, car de nombreuses études font état du fait que ce sont les 14-25 ans qui sont les plus malheureux.

Jessica Dupuis a terminé cet atelier de sensibilisation sur une note d’humour, citant Billie Burke. « L'âge n'a pas d'importance sauf si vous êtes un fromage. »

Bonne vieillesse!

La présidente de l’AFRACB, Johanne Dumas, était au micro de Radio-Canada cette semaine afin de réagit au rapport sur l'état des services aux aînés. Selom ce dernier, les personnes âgées de la province sont plutôt en bonne santé et la majorité (94 %) continue de vivre de façon autonome dans leur propre maison.

Elle a mentionné trouver cette statistique surprenante. « Je trouve cela pas mal génial qu’on ne soit pas une population qui décline en matière d’indépendance. » 

Johanne Dumas en a profité pour parler des différents programmes de l’AFRACB mis en place pour briser l’isolement des personnes aînés. « On distribue des tablettes et on propose des activités en ligne tous les jeudis, par le biais de la plateforme ConnectAînés », a-t-elle mentionné.

Cliquez ici pour écouter l’entrevue.

LE MOUVEMENT
ZÉRO DÉCHET

MODE D'EMPLOI
                VERS UN VOYAGE INSPIRANT

ZÉRO

DÉCHET

Quelle rencontre que celle qu’ont vécue les participants du ConnectAînés du 14 janvier dernier, présenté par Lyne Chartier, directrice générale de l’Association des francophones des Kootenays Ouest (AFKO) et auteure du blogue Slimmer waste. Avec des exemples concrets et beaucoup d’humour, Lyne Chartier a su expliquer sa vision des 5R : Refuser, Réduire, Réutiliser, Recycler et Rendre à la terre.
 


« Le Zéro déchet ne veut pas dire de mettre tous ses déchets de la dernière année dans un petit pot », d’entrée de jeu a lancé la principale intéressée. Pour elle, il s’agit plutôt d’un mode de vie qui s’acquiert petit à petit. « C’est comme un long et inspirant voyage. »

Ce voyage, dit-elle, commence par refuser d’acheter des produits ou même par ne pas accepter des cadeaux que l’on se fait offrir et dont on pourrait se passer. « Avez-vous vraiment besoin de la brosse à dents que vous donne votre dentiste? » Lyne Chartier rappelle qu’il était autrefois impoli de refuser un cadeau. « Or, il faut y aller graduellement et expliquer à nos proches ce qu’on ne veut pas recevoir. Découvrez plutôt le bonheur de recevoir des expériences humaines, comme passer du temps ensemble. »

Où commencer?

Selon les dires de Lyne Chartier, une certaine prise de conscience peut s’effectuer par l’observation, en sachant qu’au Canada, plus du tiers des produits vendus sont contenus dans des emballages à usage unique. « Qu’est-ce que continent notre poubelle, le frigo, le bac de recyclage, la cuisine, la salle de bain? On peut observer sans juger et se demander si tous ces contenants de plastique sont nécessaires. »

Puis, il faut se préparer à changer ses habitudes. Par exemple, si l’on choisit de faire ses achats en vrac, il faut d’abord connaître ses ressources locales et prévoir d’amener ses contenants.

Par ailleurs, Lyne Chartier mentionne que certaines habitudes ancrées dans la culture de la consommation sont parfois sournoises. « Après une dure journée, on peut décider de sa gâter et de s’acheter un petit quelque chose dont on n’a pas vraiment besoin. Quand on y pense, ce dont on besoin, c’est de prendre une marche avec un ami, de boire un thé au soleil, de jaser avec nos proches », donne-t-elle en exemple. Pour elle, nos sociétés modernes ont été programmées pour penser qu’acheter nous procure du bonheur. Cette façon de concevoir la consommation peut aussi être appliquée à la nourriture. « Au Canada, un sac d’épicerie sur 4 est gaspillé », rappelle-t-elle.

Les aînés à la rescousse

Une autre façon de contribuer au mouvement Zéro déchet est de réutiliser ses objets, notamment en les réparant. « Dans certaines villes, l’apparition de Repair Café tenus par des aînés capables de réparer des objets montre l’exemple aux jeunes », avance Lyne Chartier. Comme elle l’explique, nos ancêtres réparaient tout et donnaient souvent une deuxième vie à leurs objets brisés. « Au lieu d’acheter un ordinateur neuf à bon marché, vous pouvez vous en procurer un usagé mais de bien meilleure qualité et au même prix », suggère-t-elle.

Sur ce sujet, la directrice générale de l’AFKO donne d’autres exemples, comme l’échange de vêtements aves des amis, mais surtout, acheter des vêtements de meilleure qualité qui dureront longtemps. « La mode est la 2e industrie la plus polluante au monde, derrière l’industrie pétrolière. Plus du tiers des microplastiques contenus dans l’océan proviennent des textiles synthétiques. »

Faites partie de la solution 

Il n’y a pas de recette miracle pour aider la planète, il suffit que chacun fasse sa part. « Recycler correctement en nettoyant les contenants et en évitant de mettre au bac des produits dangereux comme du verre brisé. Les piles, elles, seront reprises par la pharmacie qui en disposera de façon sécuritaire. Les lunettes peuvent être données à l’optométriste qui les redistribuera », énumère Lyne Chartier. Surtout, informez-vous et joignez des groupes d’intérêts qui vous inspireront et vous guideront dans votre cheminement.

En terminant, Lyne Chartier y va d’un conseil aux aînés. « À vos petits-enfants, donnez de votre temps et de vos talents en cadeau, cela vaut beaucoup plus qu’un objet anodin qui se brisera entre leurs mains. À vos enfants, offrez du temps passé ensemble, comme un abonnement conjoint à une salle de sport pour s’y mettre en forme. Cela n’a pas de prix! »

En d’autres termes, soyez inspirants pour vos proches et les générations plus jeunes, et inspirez par l’exemple!

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Mise à jour de la ministre des Aînés, Deb Schulte

Les aînés de tout le pays souhaitent continuer à vivre chez eux le plus longtemps possible, en toute sécurité et sans danger de blessure.

Le gouvernement du Canada a récemment annoncé le nouveau programme Défi « Vieillir chez soi », dirigé par le Conseil national de recherches. Il s’associera à des organismes de recherche privés, publics, universitaires et autres ayant les mêmes objectifs, au Canada et à l’étranger, afin de réaliser des percées qui aideront les aînés et leurs proches aidants à vivre en sécurité, en santé et en société tout en restant chez eux et dans la communauté de leur choix.